Le graphiste envoie « le logo ». Vous ouvrez un JPEG flou, vous le collez sur un devis, puis l’imprimeur de La Bassée vous rappelle : « Vous n’avez pas le fichier vectoriel ? » Les formats de fichier logo ne sont pas un détail technique pour enquiquiner. Ce sont les clés pour que la même marque tienne sur une carte de visite à Herlies, une story Instagram et une bâche de foire.
Voici ce qu’il faut demander, pourquoi, et comment le ranger.
PNG : le fichier du quotidien
Le PNG sert le web et les documents bureautiques. Demandez au moins une version couleur sur fond transparent, et une version blanche (ou monochrome) sur fond transparent pour les fonds sombres. Une version « petite » pour le site et les signatures mail, une version plus large pour les présentations.
Le PNG se redimensionne mal à l’infini : au-delà d’une certaine taille, il pixellise. D’où l’intérêt des autres formats pour l’enseigne et l’impression. Pour un usage courant — signature, fiche Google, Word — le PNG transparent reste le plus simple.
Demandez aussi une version « carrée » ou isolée du symbole pour les avatars (Facebook, Google). Un logo horizontal trop large devient illisible une fois rogné en rond. Anticiper cette version évite les bricolages du dimanche soir.
SVG : le logo propre sur le site
Le SVG est un format vectoriel adapté au web : il reste net sur un téléphone comme sur un écran large. Le W3C décrit le format SVG ; en pratique, votre intégrateur ou votre outil de site l’utilise pour l’en-tête.
Demandez le SVG du logo principal (et éventuellement du symbole seul). Vérifiez qu’il s’ouvre correctement. Ce fichier évite le logo flou sur le site mobile — le genre de détail qui fait « bricolé » dès la première visite.
Si votre site est géré par quelqu’un d’autre, envoyez-lui le SVG plutôt qu’un PNG exporté trop petit. Beaucoup de retours « le logo est flou » viennent d’un mauvais fichier, pas d’un mauvais logo. Les formats de fichier logo, c’est aussi une question d’organisation entre vous et vos prestataires.
PDF (et fichiers source) pour l’impression
Pour l’imprimeur : un PDF vectoriel du logo, en couleurs adaptées à l’impression si on vous l’a fourni (souvent CMJN pour le print). Beaucoup d’imprimeurs acceptent aussi AI ou EPS ; le PDF bien fait suffit souvent et s’ouvre partout.
Gardez aussi les fichiers source (AI, EPS ou équivalent) si le graphiste vous les cède — c’est prévu dans certains forfaits. Sans source, chaque retouche future coûte plus cher. Le sujet du prix et du livrable se croise avec prix d’un logo et notre prestation logo & identité.
Chez l’imprimeur de La Bassée ou d’Haubourdin, demandez avant le devis s’ils préfèrent PDF, AI ou autre. Puis exigez ce format dans la livraison. Évitez de découvrir le besoin le jour du BAT, quand le graphiste est en congés.
Contrôlez que le PDF n’est pas un simple export pixelisé : en zoomant fortement, les courbes du logo doivent rester nettes. Si ça se met en escalier, ce n’est pas un vectoriel utilisable pour une enseigne.
Les versions utiles à avoir
Logo complet (symbole + nom). Symbole seul (pour l’avatar Facebook ou le tampon). Version horizontale et version empilée si les deux existent. Version monochrome. Fond transparent. Parfois une version « tampon » très simplifiée pour la gravure ou la broderie.
Nommez les fichiers clairement : Logo-Commerce-couleur-transparent.png plutôt que final3vrai.png. Dans six mois, à Aubers comme à Wavrin, vous saurez lequel coller sur le flyer.
Rangez-les dans un dossier unique, avec une date : Identite-2026. Ajoutez un fichier texte d’une ligne listant ce que contient chaque format. Quand un salarié, un imprimeur ou une agence demande « le logo », vous envoyez le dossier, pas une chasse au trésor dans les mails.
Ce qu’il ne faut pas utiliser comme « master »
Une photo du logo prise sur la vitrine. Un JPEG compressé sorti d’un vieux site. Un PDF scanné. Une capture WhatsApp. Ces fichiers servent d’aide-mémoire, pas de base de travail. Si c’est tout ce qu’il vous reste, c’est peut-être le signe qu’il faut rafraîchir le logo proprement.
Évitez aussi d’étirer le logo dans Word « pour qu’il tienne ». Demandez plutôt une version adaptée, ou laissez des marges.
Devis, factures, cartes
Pour Word ou votre logiciel de facturation : PNG transparent. Pour les cartes de visite et le papier à en-tête : PDF vectoriel côté imprimeur, PNG pour vos maquettes internes. L’article sur le papier à en-tête et les devis montre comment l’identité se prolonge sur les documents.
Une fois les bons fichiers en main, mettez-les dans un dossier cloud partagé avec la personne qui imprime, qui gère le site, qui poste sur Facebook. Moins de « tu me renvoies le logo ? » le vendredi soir.
Droits et archivage
Clarifiez avec le graphiste ce que vous pouvez faire du logo (usage commercial, sous-traitants, refonte). Gardez le brief, la facture et la liste des fichiers. Les données clients sur vos supports suivent d’autres règles ; pour le cadre général, la CNIL présente le RGPD — ici, l’idée simple est : sachez qui détient quoi.
Archivez une copie hors boîte mail. Les pièces jointes se perdent ; un dossier « Identité 2026 » aussi.
Checklist de livraison
PNG couleur transparent. PNG mono/blanc transparent. SVG. PDF vectoriel print. Sources si prévues. Versions symbole et complet. Noms de fichiers clairs. Petit guide d’usage (marges, fond interdit) si disponible. Si une case manque, redemandez avant de clôturer le projet. Un appel conseil aide à relire une livraison trop légère.

