Un client de Herlies ouvre votre site sur le téléphone, entre deux rendez-vous. Il ne cherche pas une brochure. Il veut savoir si vous êtes le bon contact, quoi appeler, et s’il peut venir aujourd’hui. Un site vitrine une page bien rempli répond à ça en trente secondes. Un site vide, ou trop long, le renvoie à Google Maps ou au voisin.
Voici la checklist que l’on utilise pour les artisans et commerçants des Weppes : ce qui doit figurer, dans quel ordre, et ce que vous pouvez laisser de côté au démarrage.
En haut de page : qui vous êtes, en une phrase
La première zone, celle qu’on voit sans scroller, porte le nom du commerce, une phrase claire sur le métier, et un bouton utile. « Plomberie à Wavrin et alentours — dépannage et installation » dit plus que « Bienvenue sur notre site ». Ajoutez une photo réelle : façade, atelier, ou vous au travail. Pas un décor téléchargé.
Le bouton pointe vers l’action principale : appeler, demander un devis, ou prendre rendez-vous. Une seule action dominante. Deux boutons se marchent dessus. Si vous hésitez encore entre fiche Google et site, lisez d’abord site internet ou simple fiche Google : la checklist ci-dessous suppose que le site a vraiment un rôle, au-delà de la carte.
Testez ce haut de page sur le téléphone d’un collègue ou d’un conjoint, pas seulement sur votre grand écran d’atelier. Demandez : « En dix secondes, vous avez compris ce qu’on fait et comment nous joindre ? » Si la réponse traîne, raccourcissez. À Illies comme à Aubers, la plupart des visites arrivent entre deux courses ; la page doit parler à cette vitesse-là.
Coordonnées, horaires, zone
Sur un site vitrine une page, les coordonnées ne se cachent pas en bas. Téléphone cliquable, adresse ou communes desservies, e-mail si vous le lisez. Les horaires : ceux de la porte, pas « sur rendez-vous » seul. Pour un artisan qui se déplace (Sainghin-en-Weppes, Fournes, Santes…), écrivez la zone plutôt que l’adresse du domicile.
Gardez les mêmes infos que sur votre fiche Google Business. Un numéro différent ici et là, et le client tombe sur le mauvais répondeur. Lien vers Maps ou itinéraire : utile si les gens viennent sur place.
Indiquez aussi le jour de fermeture et les coupures de midi si vous en avez. « Ouvert du mardi au samedi » sans précision laisse croire qu’on peut sonner à 13 h alors que le rideau est baissé. Pour un commerce de La Bassée ou de Fromelles qui vit au rythme du marché, précisez les exceptions connues à l’avance plutôt que de les coller le matin même sur Facebook seulement.
Ce que vous faites, sans jargon
Trois à six prestations maximum, formulées comme on les demande au comptoir. « Coupe homme / femme / enfant », « Entretien chaudière + dépannage », « Pain, viennoiserie, sandwiches le midi ». Pas une encyclopédie. Si vous avez vingt services, regroupez : le détail se précise au téléphone.
Une phrase sur ce qui vous distingue localement suffit : fabrication maison, intervention le jour même, parking, accessibilité. Évitez les formules vagues. Le lecteur doit pouvoir se dire : « oui, c’est pour moi » ou « non, je passe ».
Si vous avez plusieurs métiers (peinture et petits travaux, coiffure et soins), choisissez l’entrée principale et rangez le reste en second. Une page qui promet tout attire des demandes hors sujet et fatigue l’équipe. Mieux vaut un site qui filtre bien qu’un site qui fait rêver puis déçoit au téléphone.
Preuves concrètes : photos, avis, chiffres utiles
Deux à quatre photos nettes du travail réel valent mieux qu’une galerie de vingt clichés flous. Avant/après pour un peintre, plat du jour pour un restaurant, véhicule de chantier pour un électricien. Si vous n’avez rien de correct, une séance photo sur place nourrit le site, la fiche Google et les réseaux d’un seul coup.
Ajoutez deux ou trois avis clients, avec le prénom et la commune si la personne est d’accord. Pas besoin d’un widget compliqué : une citation courte suffit. Mentionnez un agrément, une assurance, ou « plus de X années » seulement si c’est vrai et vérifiable. Inventer un chiffre se voit.
Les photos de chantier ou de comptoir prises au téléphone peuvent suffire si elles sont nettes et droites. Évitez les selfies dans le rétroviseur et les captures d’écran WhatsApp. Si une image montre un client, un salarié ou une façade voisine reconnaissable, demandez l’accord. Dix minutes de tri dans votre galerie, une fois par trimestre, gardent la page vivante sans séance marathon.
Contact, devis, prise de rendez-vous
Le formulaire court marche : nom, téléphone, motif en une ligne. Demander l’adresse postale complète pour un premier contact, c’est trop. Indiquez le délai de réponse (« sous 24 h ouvrées ») pour éviter l’angoisse du silence.
Si vous êtes coiffeur, garage ou institut, un lien de prise de rendez-vous en ligne change la vie du week-end. On détaille pourquoi dans cinq raisons de s’y mettre. Sinon, le bouton Appeler reste le plus honnête. Placez-le aussi en bas de page : beaucoup de gens scrollent jusqu’au bout avant d’agir.
Vérifiez que le formulaire arrive bien dans une boîte que vous lisez le soir, pas dans un dossier spam ou sur l’ancienne adresse du neveu. Répondez même brièvement (« reçu, on vous rappelle demain matin ») : le silence après un envoi est la première raison d’aller voir ailleurs entre Wicres et Beaucamps-Ligny.
Mentions légales et confiance
Un site pro affiche qui parle. Raison sociale ou nom de l’indépendant, siège ou adresse du local, SIRET si vous l’avez, contact. Les obligations pour un site professionnel sont rappelées sur service-public.fr. Pas besoin d’un roman juridique : une page (ou une section) claire suffit.
Si vous collectez des e-mails ou des messages via un formulaire, dites-le brièvement et renvoyez vers une politique de confidentialité simple. La CNIL explique le cadre RGPD sans vous demander un traité. Cookie banner lourd pour un site sans pub tierce : souvent inutile. Restez proportionné.
Relisez les mentions une fois par an, surtout après un déménagement ou un changement de statut. Un SIRET faux ou une ancienne adresse à Hallennes alors que vous êtes à Santes se voit tout de suite et donne une impression de site abandonné, même si le reste est soigné.
Ce qu’on peut écarter au démarrage
Blog vide, onglets « Notre vision », carrousels automatiques, fond musical, chat robot qui ne répond pas : tout ça distrait. Un compteur animé de « clients satisfaits » inventé aussi. Une page d’accueil commerce n’a pas besoin de dix sections : elle a besoin d’être lisible après une journée de chantier.
Le multi-pages viendra plus tard si vous avez vraiment du contenu (carte de restaurant, catalogue de prestations longues). Pour la plupart des artisans des Weppes, une page bien remplie + une fiche Google à jour font le duo utile.
Checklist minute avant de publier
- Nom + métier + commune ou zone visibles sans scroller.
- Téléphone cliquable, horaires exacts, même infos que Google.
- Prestations en langage client, photos réelles.
- Un bouton d’action clair (appel, devis ou rendez-vous).
- Mentions légales et e-mail ou formulaire qui aboutit chez vous.
- Test sur mobile : texte lisible, boutons assez grands, page qui charge sans attendre.
Si vous préférez qu’on bâtisse cette page avec vous — textes, photos, mise en ligne — c’est le travail du site vitrine une page. Vous pouvez aussi partir d’un appel conseil ou parcourir le catalogue pour voir ce qui complète la fiche Google et le print.

